A l’occasion d’un prêt, du nouveau sur l’épée dite d’Omonville (Cap de la Hague)

À l’occasion du colloque anniversaire des 20 ans de l’APRAB (Association pour la Promotion des Recherches sur l’Age du Bronze) en juin 2019, le MAHB – Musée d’Art et d’Histoire Baron Gérard de Bayeux présente une exposition sur les dépôts de l’âge du Bronze (2300-800 av J.-C.), découverts en Normandie, en partenariat avec l’APRAB et l’Inrap. L’exposition Premiers trésors normands a lieu du 14 juin au 22 septembre 2019.

À côté de pièces régionales emblématiques, des dépôts d’objets en bronze inédits, datés des IIe et Ier millénaires avant notre ère, seront présentés au public et interrogés de manière à éclaircir un des gestes les plus fréquents et les moins compris de la protohistoire normande : l’enfouissement d’objets métalliques, entiers ou fragmentés, neufs ou usagés, souvent conditionnés dans un contenant, formant de véritables trésors et dont la signification nous échappe.

Dans ce cadre, le musée de Bretagne prête l’épée dite d’Omonville (-la-Petite), provenant de l’anse Saint-Martin au niveau du Cap de la Hague (Manche). Il s’agit d’une épée en bronze coulé, en « langue de carpe » (type Huelva), qui a fait l’objet de nombreuses publications et est régulièrement présentée dans des expositions temporaires depuis son acquisition par le musée de Bretagne, peu après sa découverte, en 1970.

86.479.E.2
Epée dite d’Omonville – CC0 – Cliché J.-C. Houssin, collection musée de Bretagne

À cette occasion, un réexamen de l’objet a permis d’envisager de nouvelles pistes de recherches quant à sa méthode de fabrication, son origine et les circonstances de sa découverte. De nouvelles études initiées par Henri Gandois (UMR8215 – Trajectoires, UMR6566 – CReAAH) et Cyril Marcigny (Inrap) ont notamment eu pour but d’en réaliser un modèle photogrammétrique en 3D, tandis que des analyses menées par Cécile Le Carlier (CNRS UMR6566 – CReAAH), visant à étudier la composition de l’alliage de l’épée, ont utilisé la méthode XRF portable (Fluorescence des Rayons X) qui « scanne » la composition métallique de l’objet.

L’exposition de Bayeux permettra de livrer les résultats les plus récents de la recherche scientifique.

Laisser un commentaire