Des monnaies celtes à l’épreuve des nouvelles technologies d’imagerie numérique

Le musée de Bretagne accueille en 2019 le projet de numérisation 3D mené par Katherine Gruel, chercheuse et animatrice de la recherche au sein du laboratoire d’archéologie de l’Ecole normale supérieure (UMR 8546), et son équipe. Ce projet concerne un trésor monétaire découvert fortuitement à Liffré (Ille-et-Vilaine) en 1998 comprenant près de 1200 monnaies riédones datant du 1er siècle av. J.C. Cet ensemble constitue pour les chercheurs un échantillonnage test pour les études de reconnaissance de coins monétaires (les coins sont des morceaux de métal très résistant sur lequel sont gravés en creux ou en relief les sujets et motifs que l’on veut reproduire sur les flans de la monnaie par le mécanisme de la frappe.)

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Numérisation des monnaies au sein des réserves – CC BY SA – Cliché A. Amet, musée de Bretagne

Il s’agit de scanner en trois dimensions un maximum de monnaies, afin d’avoir un nombre statistiquement suffisant permettant des traitements de reconnaissance des coins monétaires en série. La numérisation 3D des monnaies est réalisée directement dans les réserves du musée, puis le travail de reconnaissance des formes et de comparaison des empreintes se fait ensuite en laboratoire.

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Katherine Gruel et un membre de son équipe – CC BY SA – Cliché A. Amet, musée de Bretagne

L’objectif, grâce à l’analyse tridimensionnelle, est d’établir un protocole d’étude fiable, d’automatiser au maximum les procédures d’identification des coins d’origine à partir des positifs empreints sur les monnaies, puis de produire l’image la plus complète de chaque coin à partir du découpage des parties les mieux conservées sur les monnaies.

Le programme interdisciplinaire Celtes 3D : Le savoir-faire des Celtes à l’épreuve des nouvelles techniques d’imagerie numérique 3, initié en 2016, a permis l’acquisition d’un équipement de numérisation de haute précision parfaitement adapté au relevé d’artefacts de petites dimensions, un SmartScan 3D d’Aicon. Cet outil numérique permet non seulement une restitution volumétrique, mais favorise aussi la compréhension des matières associées, en affinant la perception des traces de fabrication, de reprise, de réparation et d’usure.

Le musée de Bretagne pourra à terme profiter de cette étude pour valoriser auprès des publics des images modélisées des monnaies celtes.

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