Enquête sur les orfrois du Musée de Bretagne – Contribution à l’histoire de la broderie figurée, 15e-17e siècles

Le Musée de Bretagne conserve dans ses réserves une série de broderies figurées, d’orfrois, originaires de la paroisse de Pleumeur-Bodou dans les Côtes-d’Armor, datés, lors de leur entrée au musée, du 17e siècle. Ces broderies font écho à d’autres pièces conservées en Bretagne et ailleurs en Europe. Elles évoquent le temps où la broderie de figures ornait le vestiaire liturgique de la Chrétienté, le temps où l’image brodée faisait office de livre ouvert auprès des fidèles. Nous allons essayer de mieux comprendre ces orfrois, à travers une analyse historique et archéologique tout en essayant de saisir la place de l’image brodée dans la culture chrétienne et l’étendue des échanges commerciaux et artistiques de la Bretagne à l’époque moderne.

L’orfroi[1] est un dessin en broderie réalisé avec des fils d’or et d’argent, de soie et parfois de lin et de laine. Il est destiné à orner les vêtements liturgiques comme la chape, la chasuble, la dalmatique ou la tunique afin de participer au caractère sacré de la vêture religieuse.  Il joue surtout un rôle didactique par la représentation de saints, martyres ou évêques, composant un véritable programme iconographique à plusieurs personnages ou saynètes. Les orfrois sont agencés en registres verticaux, comme sur la chape de l’évêque représentée sur l’enluminure de Pierre le Baud. Ils étaient réalisés par des brodeurs et certains ateliers européens s’en sont fait une spécialité depuis le 13e siècle.

Les orfrois conservés au musée de Bretagne ne sont plus sur les vêtements auxquels ils étaient destinés. Ils se présentent seuls ou insérés dans des saynètes architecturées tels qu’ils se commercialisaient : les personnages sont généralement brodés en pied dans un encadrement rectangulaire stylisé et commun à l’ensemble de la bande d’orfroi, sur une largeur de à 10 à 16 cm. Ils sont mis en scène sous des auvents architecturaux avec voûtes et créneaux, à l’instar des représentations sculptées dans les églises. Sur une trentaine de pièces, deux ensembles se distinguent nettement, sur lesquels porte plus particulièrement cette enquête : les orfrois dits « à l’ordonnance de Paix d’Henri IV » et ceux « au semé d’hermines ».

Détail du « Couronnement de François 1er de Bretagne, le 29 août 1442, à Rennes », Enluminure par Pierre le Baud, 1480-1482. L’évêque porte une chape ornée de bandes d’orfrois. BNF RC-C-02442

Des orfrois originaires de la paroisse de Pleumeur-Bodou 

Membre de la Société  Archéologique d’Ille-et-Vilaine, Monsieur Toulmouche présente lors de la séance de mars 1853[2] de « curieux tissus » qui proviennent d’anciens ornements sacerdotaux de la paroisse de Pleumeur-Bodou. Ils sont décrits comme « un tissu de fil et de soies plates, mêlés de filigranes d’argent, où l’on remarque quelques contours en lame, et, qui d’après le goût et la forme des dessins, doit remonter au 17e siècle : ces débris d’ornements ont été achetés par M. Rouxel-Ledain, qui serait disposé à les céder à la Société. En conséquence, M. Toulmouche est autorisé à en négocier le prix ». En effet, à Pleumeur-Bodou, vers 1840-1844, plusieurs travaux d’envergure sont effectués : une nouvelle église se construit ainsi qu’une nouvelle chapelle Saint Antoine. La nécessité de mettre ces ornements à l’abri pendant les travaux explique peut-être leur possession par M. Rouxel-Ledain (peut-être antiquaire ?). Toutefois, nous ne connaissons pas davantage les détails de leur transfert. Depuis, ces étoffes dorment à l’abri de la lumière et de la poussière dans les réserves du musée. L’éclat de leurs couleurs et la qualité du travail de broderie sont comme restés en suspens dans le temps.

Les comptes de fabrique de Pleumeur-Bodou, qui réunissent les charges et décharges de la vie paroissiale, conservés aux Archives Départementales des Côtes-d’Armor, remontent jusqu’à l’année 1644 et sont tenus jusqu’en 1790[3]. Ces sources manuscrites nous permettent de retracer l’histoire des dépenses faites pour l’exercice du culte notamment ceux qui concernent les achats d’ornements liturgiques. Pour cette petite paroisse, on constate que l’achat d’ornements est véritablement exceptionnel, puisqu’en un siècle et demi, leur renouvellement ne se fait qu’une seule fois en 1690. Par contre, leur entretien ainsi que leur raccommodage est décrit à plusieurs reprises.

Ainsi, en 1690, Le Sieur Landois, marchand brodeur à Lannion, réalise pour la fabrique deux chapes en damas[4] blanc et une chape et une chasuble en damas cramoisie, le tout doublé de florence[5] verte, de bougrain[6] et de toile de Quintin[7]. Il les « garny de vray galon d’or » et « de petits ruban à border », achetés à un marchand galonnier sur la foire de Tréguier.

Extrait du compte de fabrique de 1690, Pleumeur-Bodou, Archives départementales des Côtes-d’Armor, 20 G 347.

A partir de ces sources imprimées et manuscrites, pouvons-nous conclure que les orfrois du musée de Bretagne sont ceux disposés sur les chapes confectionnés par le brodeur Landois ? Ce n’est pas si simple, car en cette fin du 17e siècle, les pratiques en matière de liturgie ont changé et ce depuis le concile de Trente (1542-1563). La place des images ayant été bousculée par les critiques du Protestantisme naissant, même si le concile de Trente reste concis sur la place de l’image dans le vestiaire liturgique, les mentalités évoluent vers d’autres rapports à l’iconographie et au textile. Entre les textes officiels[8] et la pratique un décalage temporel peut exister. L’analyse des orfrois dans leur matérialité va permettre d’y voir plus clair.

Analyse des orfrois « à l’Ordonnance de Paix d’Henri IV »

La deuxième série d’orfrois est dite « à l’Ordonnance de Paix d’Henri IV » car des documents imprimés portant le sceau d’Henri IV ont été utilisés pour consolider les broderies au revers des orfrois. Cette série est composée de six registres de trois personnages et de deux registres de deux personnages. Elle représente uniquement des figures religieuses : saints, martyres et évêques. Chacun est figuré dans un paysage en forme de niche permettant de les séparer les uns des autres. L’ensemble a pu permettre d’orner une dalmatique, par exemple, et une partie d’une tunique.

Sur une toile de lin, le travail de broderie est réalisé en fils de soie polychromes (bleus, blancs et verts), en fils de laine (noirs), en fils de lin (en points de fixation) avec des filés d’argent (toutes les parties grises) ; selon différents techniques de points[9] qui s’adonnent au dessin.

En Europe, plusieurs orfrois montrent des similitudes esthétiques et techniques, que ce soit dans le traitement des personnages comme dans celui de l’architecture, de type roman, avec un sol de verdure, semé parfois de fleurs. Les dernières recherches en histoire de l’art penchent pour une origine flamande probablement du début du 16e siècle[10] mais une origine anglaise n’est pas à écarter.

En Bretagne, des orfrois similaires, conservés par la Société Polymathique du Morbihan,  ornent une tunique ainsi qu’une dalmatique en velours rouge, originaires de la chapelle Saint Fiacre en Radenac (56) :

Dalmatique de Saint Fiacre – Collection musée d’histoire et d’archéologie de Vannes, ancien fonds Société polymathique du Morbihan
Détail d’un orfroi de la dalmatique de Saint Fiacre représentant Saint André, collection musée d’histoire et d’archéologie de Vannes, ancien fonds Société polymathique du Morbihan

Lors de la restauration des ornements de Radenac, des lettres manuscrites du maître brodeur Trouillet, travaillant à Rennes au 17e siècle, ont été découvertes[11]. Ces morceaux de papier permettaient de consolider les orfrois en accentuant leur rigidité et le caractère pictural du médium textile. Cette découverte atteste d’une utilisation tardive de ce type d’ornement et permet de comprendre que même si, Maître Trouillet n’est pas à l’origine de la fabrication des orfrois, il les a accommodés afin d’en prolonger leur utilisation.

De même, sous les orfrois de Pleumeur-Bodou, des morceaux de lettres manuscrites et de textes imprimés, sont également présents. Ils n’ont pas pu être retirés car un jeu complexe de fils les emprisonne, mais quelques phrases apparaissent. Un des textes imprimés a pour titre : « Ordonnance de Paix » et porte le sceau des armes du roi Henri IV.

Cette trace archéologique exceptionnelle permet déjà de dater, non la fabrication des orfrois en tant que tel mais, celle de leur mise en consolidation et donc de leur utilisation, après 1598. Ce qui révèle que dans la pratique, ces broderies à l’esthétisme médiéval (fin 15e – début 16e siècle) sont encore utilisées au début du 17e siècle.

En Bretagne, d’autres sources manuscrites attestent d’une utilisation tardive des orfrois figurés. Ainsi, en 1672, le brodeur Nicolas Bruneau fournit des orfrois en broderie d’or à la fabrique de l’Hôpital-Camfrout[12].

Analyse des orfrois « au semé d’hermines »

Une deuxième série d’orfrois, organisée en deux bandes d’étoffes, représente cinq figures dont quatre issus du même atelier : deux hommes dont un prêtre en officiant et un civil avec les mains tendues vers le ciel. Deux femmes sont représentées : la première est sobrement vêtue, auréolée et tient d’une main un calice. L’autre femme, sous un manteau brun, porte une robe bleue largement herminée au bas : un champ d’hermines noires sur fond blanc. Sa tête est recouverte d’une coiffure laissant apparaître sa chevelure châtain clair et un doux visage. Le cinquième personnage a été placé à la place d’un autre et représente le Christ tenant une orbe crucifère[13]. D’un point de vue technique, ce dernier orfroi ne provient pas du même atelier et fut placé ultérieurement.

La présence d’hermines noires sur champ blanc, au bas des vêtements de deux des personnages suscite évidemment notre curiosité. Depuis le XIVe siècle, l’hermine plain ou le semé d’hermines définit les armes des ducs de Bretagne, même si elle fut longtemps associée au pouvoir solennel en Europe. Michel Pastoureau explique que « le semé dans les représentations médiévales a toujours à voir avec le solennel, le sacré ou le cosmique à l’image de la voûte céleste parsemée d’étoiles »[14]. Sur un champ blanc, comme ici brodé, l’hermine symbolise le pouvoir ducal, dont l’évêque figuré sur la broderie affiche son appartenance. En ce qui concerne la femme aux hermines, nous ne pouvons écarter l’idée d’une représentation d’une duchesse de Bretagne : Anne de Bretagne peut-être ?

Orfrois aux hermines – CC BY – Musée de Bretagne

Le travail de broderie sur cette deuxième série d’orfrois est véritablement remarquable et très fin. La subtilité des traits révèle autant un travail de dessin préalable abouti et volontairement expressif, qu’une maîtrise du savoir-faire de l’art de la broderie. Voici un exemple des visages brodés :

Les visages sont brodés aux fils de soie polychrome sur une toile de lin et leur finesse et fragilité expliquent la disparition de certains traits au fil des siècles. Les vêtements et le fond sont travaillés eux avec des filés d’or et d’argent. Des orfrois similaires au niveau de l’architecture des voûtes, conservés au Victoria & Albert museum, ont été datés de 1500-1524[15]. D’autres broderies conservées au musée Dobrée, à Nantes, sur la chasuble à la Crucifixion[16], sont également datées de la fin du 15e et du début du 16e siècle, et ressemblent, malgré quelques variantes, à celles du musée de Bretagne.

Orfrois sans figures, 1500-1524, T.82A-1969, V&A Museum, Londres

Pour autant pouvons-nous en déduire une fabrication anglaise et une utilisation à la fin du 15e et début du 16e siècle ? Ces fonds de broderies sans personnages se commercialisent indépendamment de ceux-ci et, en fonction des besoins, les orfrois peuvent donc être brodés à disposition. Cette pratique complique le travail des chercheurs dans la datation et la recherche de provenance des orfrois de cette période historique. Toutes les pistes concordent vers une origine anglaise, mais nous n’écartons pas l’hypothèse d’une fabrication plus proche comme Tours qui, aux 15e et 16e siècles, rassemble de nombreux ateliers de renom, dont celui fournissant des ouvrages à Anne de Bretagne, ni l’hypothèse d’une fabrication locale à partir de modèles communs à l’ensemble de la Chrétienté occidentale.

Les orfrois indépendants

Une dizaine de figures brodées, provenant également de Pleumeur-Bodou, se retrouvent sans leur support vestimentaire ni leur cadre brodé, à l’exception d’un corporalier[17]. Ils sont, certes, moins impressionnants car davantage abîmés, mais non moins intéressants puisqu’ils nous permettent de comprendre les différentes étapes de fabrication et de voir la diversité de l’iconographie brodée, comme si nous étions devant l’étal d’un marchand brodeur du XVIe ou du XVIIe siècle.

Malgré l’usure des fils, les attributs des saints se distinguent encore, permettant de déceler des broderies de saints auréolés avec leur croix comme Saint André, de saints évêques avec leur crosse et la mitre comme Saint Nicolas, de diacres et Docteurs de l’Église tenant le livre des Évangiles ou de saints martyrs avec leur palme ou une hache comme Saint Matthieu.

Aspect technique

On parle le plus souvent de broderie d’application ou de rapport pour désigner ces pièces, mais la richesse technique ne se peut se limiter à cette seule dénomination. « Broderie d’application » est une expression générique pour désigner le fait d’appliquer sur un support un autre élément, qu’il soit brodé ou non. Ici, tout est broderie : le support est brodé et l’image appliquée est elle-même brodée.

Différents points de broderie sont finement travaillés : points fendus, points miniatures, points d’Orient, broderie en couchure, gaufrure et guipure etc. Les spécialistes de la broderie pourront se délecter de la diversité des points.

La broderie en couchure est caractéristique du travail de broderie des orfrois. Elle consiste à coucher des fils de soie ou métalliques, puis à venir fixer par petits points (points de surjet) les fils au tissu de fond (support). Cette technique permet de recouvrir plus rapidement la toile et de mettre en valeur les nuances de couleurs autrement que si les fils avaient été brodés directement (c’est-à-dire en venant traverser la toile avec l’aiguille). La broderie en couchure est, techniquement parlant, un croisement entre la sculpture de fils et la peinture.

Détail de la broderie en couchure, Orfroi aux hermines, Musée de Bretagne

D’ailleurs, la peinture est parfois présente dans certains orfrois, notamment afin de renforcer la luminosité des fils de soie. Dans la série des orfrois aux hermines, la toile de lin a été préalablement blanchie aux endroits destinés à la pose de fils de soie. L’usure de quelques fils nous permet, aujourd’hui, d’apercevoir la toile de lin blanchie. Comme vous pouvez le voir sur ces photographies du bas des vêtements ornés d’hermines.

Une enquête délicate aux horizons lointains

Depuis le 13e siècle et jusqu’au 17e siècle, ces images brodées circulent dans toute l’Europe participant à la fois du culte des saints et du paysage dévotionnel post-tridentin.

Différents épicentres artistiques ont été repérés en Angleterre, en Flandre, en Italie, en Espagne et en France à Paris[18] ou Tours notamment, mais leurs réseaux de diffusion sont moins connus. Les marchands merciers sont les principaux acteurs de ce commerce de luxe, mais les artisans eux-mêmes voyagent et se disent d’ailleurs marchands (comme le maître marchand brodeur Landais de Lannion), apportant avec eux la richesse artistique de leur expérience des voyages ou de leurs origines auprès des cathédrales, églises, villes, partout où le travail de fil est requis. Ils se retrouvent ainsi dans les comptabilités des marchands, auprès des épices, matières précieuses et autres merceries.

D’autres voies de circulation sont possibles, notamment celles des donations des riches pèlerins ou locaux, des dons diplomatiques permettant la diffusion des pièces et des influences artistiques. La présence de ces orfrois, aux influences anglaises ou flamandes, témoigne de la richesse des échanges entre la Bretagne et les pays voisins.

Déterminer la date de réalisation, les origines même de ce type de broderie, est compliqué. Ces orfrois ont très bien pu être réalisés au 16e siècle en Flandre ou en Angleterre, puis vendus et revendus par des brodeurs marchands ou des marchands merciers de Paris travaillant sur les foires de Bretagne au 17e siècle. Toutefois, il se peut aussi que ces orfrois aient été réalisés en Bretagne à partir de modèles circulant alors en Europe.

En Bretagne, dès les 14e-15e siècles, des sources manuscrites font mention de brodeurs professionnels travaillant en ville et près des cathédrales. Au 15e siècle, nous en dénombrons une trentaine travaillant sur l’ensemble du territoire à qui l’on commande parfois la réalisation d’orfrois[19]. Aux 16e et 17e siècles, les ateliers se multiplient et le commerce de ces images chrétiennes se diffuse largement jusqu’aux petites églises rurales. L’étude de ces orfrois témoigne de cette borne chronologique large de l’utilisation des orfrois figurés, entre la fin du 15e siècle à la fin du 17e siècle.

Finalement, le maître brodeur Landois à qui il a été demandé de renouveler les ornements liturgiques de l’église de Pleumeur-Bodou, en 1690, a probablement remplacé ces orfrois de type médiévaux pour des galons tissés achetés au galonnier de Tréguier, dont l’Italie et Lyon sont alors les fabricants les plus réputés.

Ils n’ont pas été brûlés pour récupérer les matières précieuses, comme cela peut se pratiquer ailleurs, ils ont été mis de côté et préservés jusqu’à nos jours. Parfois, les orfrois sont réemployés pour orner des bannières paroissiales comme en témoignent les bannières paroissiales de Saint-Péver (22), de Saint-Jean-du-Doigt (29) et de Locmélar (29)[20].

Ensuite, au 18e siècle, le travail de broderie de personnage ne disparaît pas complètement du vestiaire liturgique, mais se retrouve plus fréquemment sur les chapes avec une iconographie plus symbolique que narrative, qui se maintiendra au 19e siècle.

Un des prolongements du travail de broderie de figures est le travail effectué sur les bannières, où les personnages brodés – tels que sur les orfrois de la Renaissance-, sont magnifiés par leur envergure.

Shantty Turck.

Bibliographie complémentaire

SAINT-AUBIN (Ch.-Germain de), L’art du brodeur, Paris, imp. Delatour, 1770.

REYNIES (N. de), « Vocabulaire de la broderie de couleur », dans Livres en broderie, reliures françaises du Moyen Âge à nos jours, Paris, bibliothèque de l’Arsenal, 30 novembre 1995-25 février 1996, p. 164-169.

Centre international d’étude des textiles anciens (CIETA), 1997, Vocabulaire français, CIETA, Lyon.

« L’art en broderie au Moyen Âge. Autour des collections du musée de Cluny », Catalogue d’exposition, Paris, éd. RMN-Grand Palais, 2019.

« Arts et Artisans au temps des ducs de Bretagne », catalogue d’exposition, Saint-Thonan, édition Cloître/Conseil Général du Morbihan, 2005.

« La Bretagne au temps des Ducs, 1491-1991 », catalogue d’exposition, Daoulas, édition Centre Culturel Abbaye de Daoulas, 1991.

GODIN (V.), L’activité artistique à Tréguier à la fin du Moyen Âge, mémoire de DEA, Histoire de l’Art, Université de Rennes 2, 2000.

PASTOUREAU (M.), 1491, la Bretagne, terre d’Europe, actes du colloque international de Brest, 2-4 octobre 1991, éd. CRBC-SAF, 1992.

BOURDE DE LA ROGERIE (H.), Fichiers : Artistes, artisans, ingénieurs…en Bretagne,  Bruz/Rennes, éd. A.P.I.B, 1998.


[1] ou orfray, orfrai ainsi écrit dans les sources.

[2] Bulletin de la SHAIV, séance du 9 mars 1853, p. 84

[3] AD 22, 20G 347 Pleumeur-Bodou 1644-1790

[4] Le Damas est une étoffe façonnée dont l’entrecroisement des fils constitue un dessin. Ce tissu précieux en soie est fabriqué aux XVIe et XVIIe siècles à Tours et à Lyon, mais également en Espagne et en Italie.

[5] Florence est un taffetas léger fabriqué d’abord à Florence puis à Lyon.

[6] Bougrain ou Bougran est une grosse toile de lin ou de chanvre forte et gommée servant à doubler les vêtements, notamment les ornements liturgiques.

[7]  Toile de Quintin dite Bretagnes, étoffe de lin, fine, fabriquée localement.

[8]  En 1582, le Cardinal Paleotti écrit un texte majeur sur la place des images sacrées dans la vie religieuse.

[9]  Voir plus loin le paragraphe sur l’aspect technique.

[10] Voir le musée de Cluny, une dalmatique avec des orfrois ressemblants, Accrochage 2015-2016 | Musée national de la Renaissance (musee-renaissance.fr)  E.Cl. 22556 / 04-505800

[11] Voir le rapport de restauration, DRAC, Dalmatique et tunique de Saint Fiacre, Radenac, SPM.

[12] BOURDE DE LA ROGERIE (H.), Fichiers : Artistes, artisans, ingénieurs…en Bretagne,  Bruz/Rennes, éd. A.P.I.B, 1998.

[13] Une orbe crucifère est une sphère surmontée d’une croix, symbolisant l’autorité temporelle.

[14] Michel Pastoureau, 1491, la Bretagne, terre d’Europe, actes du colloque international de Brest, 2-4 octobre 1991, éd. CRBC-SAF, 1992, pp. 253-264.

[15] Voici le lien, pour les plus curieux : Orphrey | Unknown | V&A Explore The Collections (vam.ac.uk)

[16] Chasuble à la crucifixion :  https://www.musee-dobree.fr/jcms/navigation/les-collections/bases-de-donnees-en-ligne/collections-generales/domaine/medieval/chasuble-fr-eja_115823 

[17]  Corporalier : sorte de bourse servant à ranger le corporal, un linge liturgique utilisé pendant la messe.

[18] Astrid Castres, Les brodeurs et chasubliers à Paris au XVIe siècle, thèse de doctorat, Histoire de l’Art, sous la dir. De Guy-Michel Leproux, Paris, EPHE, 2016.

[19] Par exemple, le brodeur de soie, Pierre Regallet fabrique des orfrois de chapes et chasubles, en drap d’or, pour la cathédrale de Tréguier dans la deuxième moitié du XVe siècle. GODIN (V.), L’activité artistique à Tréguier à la fin du Moyen Âge, mémoire de DEA, Histoire de l’Art, Université de Rennes 2, 2000.

[20] Bannière de Locmélar : palissy_PM29000496.pdf

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